AVRIL 2008 -
Conférences
Mercredi 2 avril
19h30 Annulée
LA COMMANDE PUBLIQUE DANS TOUS SES ÉTATS GRENOBLE :
CAPITALE FRANÇAISE DE L’ART URBAIN (1° PARTIE)
par Danielle MOGER, maître de conférences
en histoire de l’art contemporain à l’Université Pierre Mendès France
Les
Xe Jeux Olympiques d’hiver de 1968 ont transformé la petite cité des
Dauphins en une métropole moderne, bientôt saluée comme ville-pilote dans
les domaines de l’urbanisme, de l’architecture et des arts plastiques
contemporains auxquels elle doit sa forte identité patrimoniale et son titre
de capitale française de l’art urbain. L’accueil du premier symposium
français de sculpture, en 1967,scella définitivement ce destin en même temps
qu’il confirmait les ambitions culturelles des nouveaux élus qui
souhaitaient instaurer dans leur ville une harmonie et un lien organique
entre l’architecture et les arts plastiques. Le symposium fut ainsi la
première étape concertée pour l’intégration d’œuvres d’art au tissu urbain.
Durant la période préolympique, la ville est un gigantesque chantier. La
municipalité développe une politique de prestige en sollicitant le concours
d’architectes de renommée nationale et internationale (André Wogenscky,
Maurice Novarina, Pierre Junillon et Robert Demartini, Jean Prouvé….),ainsi
qu’une politique d’acquisition d’œuvres d’art sans précédent par le nombre
et la qualité des réalisations, déclinées dans des disciplines aussi
diverses que la sculpture, le mur peint ou décoré, la mosaïque et la
tapisserie. En moins de trois ans, la ville a ainsi acquis une quarantaine
de pièces signées des plus grands noms de l’art contemporain (Alexandre
Calder, Etienne Hajdu, Emile Gilioli, Jean Dewasne, Victor Vasarely, Marta
Pan…) A Grenoble l’art n’est donc plus seulement au musée, reconnu comme
l’un des plus riches de France par sa collection prestigieuse d’art moderne.
A Grenoble, l’art est aussi dans la ville.
Mercredi 9 avril
19h30 Annulée
LA COMMANDE PUBLIQUE DANS TOUS SES ÉTATS (2°
PARTIE)
LE DOMAINE UNIVERSITAIRE : UNE CONCEPTION GLOBALISÉE DU PATRIMOINE
par Danielle MOGER
Malgré l’horizontalité affirmée des immeubles et la
prédominance de l’angle droit, l’architecture du domaine universitaire n’a
rien d’austère et une promenade attentive le long de ses allées révèle une
unité organique et plastique fondamentale. Nulle part, nulle monotonie. La
multiplicité des points de vue réplique à la diversité des formes. Le regard
est sollicité, actif,puis soudain arrêté par un bâtiment à l’allure insolite
:un parallélépipède de béton semble jaillir du sol. Sa position oblique lui
confère un dynamisme ascensionnel et contrarie la pesanteur de la masse. Les
stries profondes imprimées à la matière soulignent et guident cet élan, tout
en déchargeant les parois aveugles de leur austérité. Bien avant que ne
s’interrompe la progression du volume dans l’espace, deux pylônes talutés en
ciment noir moulé, œuvre d’Edgard Pillet (1969),forment soubassement. Au
linteau de la porte qu’ils encadrent, des lettres sobres confirment la
destination du lieu que la structure laissait seulement supposer :
Amphithéâtre Louis Weil. Démonstration d’une recherche esthétique singulière
et audacieuse, ce monument témoigne également de la volonté de comprendre
l’œuvre d’art plastique dans un programme architectural nullement bridé par
un parti pris de rationalisme et de fonctionnalisme inhérent à la nature de
la commande.
Mercredi 30 avril
19h30
L’ARTISTE AFRICAIN DE SERVICE : DES ZOOS HUMAINS
AUX EXPOSITIONS D’ART CONTEMPORAIN.
par Eliane BURNET, directrice du
département de philosophie. Université de Savoie.
La
présence d’artistes africains dans des biennales d’art contemporain est un
phénomène récent. Le choix de faire venir certaines œuvres africaines en
Occident n’est pas dénué de colonialisme. Que nous révèle sur nous ce regard
d’une certaine Afrique et d’un certain art africain par delà les raisons
officiellement invoquées ?
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