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JANVIER 2008 -
Conférences
Mercredi 9
janvier 19h30
DU PALAZZO VECCHIO AUX OFFICES (L’ART AU
POUVOIR ET LE POUVOIR DE L’ART À FLORENCE DU XIIE AU XVIE SIÈCLE).
par Roland LEMOLLE, professeur
d’Italien, maître de conférences honoraire.
Un Palazzo Vecchio médiéval, massif comme une forteresse,
jadis le siège de la république florentine. En face : les Offices, un
palais léger et tout en longueur ouvert au public. Deuxième lecture :un
Palazzo Vecchio où s’installe le pouvoir absolu à Florence. Dans son
prolongement, les Offices où se concentre le pouvoir politique de la
Toscane. Le maître d’œuvre de l’ensemble :Cosme 1er des Médicis
représente le pouvoir. L’exécutant :Vasari, le peintre du Palazzo
Vecchio et l’architecte des Offices, représente l’art. Lequel des deux,
l’art ou le pouvoir, est au service de l’autre ?
Lundi 14 janvier
14h30
CABINETS DE CURIOSITÉS OU LES THÉÂTRES DE
L’ETRANGE
par Catherine de BUZON, historienne de
l’art.
Amasser, isoler, ordonner : tel est le propos des Cabinets
de Curiosités. Leur histoire s’ancre dans un passé d’abord “religieux”,
trésors sacrés des temples grecs puis des églises, passant du religieux
au laïque, sa fonction sera avant tout recherche anxieuse de la relation
art-nature envisagée comme principe suprême d’unité. La nature dans ses
formes les plus brutes ou extravagantes et l’art dans ses formes les
plus audacieuses.
D’UNE TOILE L’AUTRE : LE CINÉMA ET LA PEINTURE
par Jean SERROY, professeur
d’Université émérite, critique de cinéma
Arts, l’un et l’autre, de la toile et du cadre, de la
couleur et de l’éclairage, du visuel et de l’illusoire, le cinéma et la
peinture ont toujours entretenu un dialogue dont on ne veut aborder ici
qu’un champ précis :celui de la représentation du peintre et de la
peinture à l’écran. Les deux conférences proposées aborderont donc
successivement ces deux aspects.
Mercredi 16 janvier
19h30
LES PORTRAITS DE PEINTRES À L’ÉCRAN (1° PARTIE)
par Jean SERROY
Comment le cinéma représente-t-il les peintres ? Quelles
images archétypales donne-t-il de l’artiste ? Des documentaires aux
biographies, on analysera la vision que les films proposent des grandes
figures de l’histoire de la peinture :Andrei Roublev, Caravage,
Artemisia Gentileschi, Vermeer, Rembrandt, VanGogh, Lautrec, Modigliani,
Picasso,Pollock, Basquiat … Les analyses seront illustrées par des
extraits de quelques-uns des principaux films évoquant la vie et l’œuvre
des peintres illustres.
Lundi 21 janvier
14h30
AU SIÈCLE D’OR DES PROVINCES UNIES :LUMIÈRE
DANS L’ATELIER (VERMEER DEDELFT)
par Christian LOUBET
Dans les Provinces-Unies récemment émancipées de la
férule espagnole, une société bourgeoise manifeste ses aspirations à la
liberté dans la tolérance. Le calvinisme dominant inspire la rigueur et
le bon usage des richesses. Si l’on suspecte désormais la peinture
religieuse, on entend bien déceler le sens du moindre objet. La peinture
se diversifie en “genres” : paysages, portraits de groupe, visions
domestiques ou « natures silencieuses » rappelant la Vanité du monde.
Johannes Vermeer, à Delft, n’a laissé qu’une trentaine de tableaux de
petit format mais d’une extrême qualité. Un rayon lumineux saisit
d’humbles protagonistes dans la géométrie d’un intérieur banal. La magie
de la peinture les transfigure dans un subtil contrepoint chromatique.
La lumière dans l’atelier transcende la réalité prosaïque. D’un réalisme
extrême surgit alors la poésie.
Mercredi 23 janvier
19h30
LES THÉMATIQUES PICTURALES DANS LE CINÉMA (2°
PARTIE)
par Jean SERROY
La peinture offre au cinéma des thèmes divers, les uns
liés à l’acte même de peindre, les autres à la figure de l’artiste,
d’autres encore à des aspects historiques, techniques, dramatiques,
formels. On essaiera de dégager les principales de ces zones frontières
où le cinéma investit le territoire de la peinture, en illustrant
chacune d’extraits de films qui, de Quai des Brumes à la Traversée de
Paris, de Meurtre dans un jardin anglais à la Belle noiseuse, de Laura à
Tous les matins du monde ou à Mr Bean, dessinent les contours d’une
“ciné pictographie”.
Lundi 28 janvier
14h30
NATURES MORTES ET VANITÉS OU LA PEINTURE COMME
MIROIR MORAL
par Catherine de BUZON
L’objet, réalité tangible, possède mille réalités : celle
qui lui est propre, celle qu’il acquiert par le contact quotidien avec
l’homme, celle que la lumière lui impose, enfin celles toutes
subjectives dont il est doté par ceux qui le voient et non pas seulement
le regardent. La vie est un songe, le monde un panorama d’apparences
trompeuses. La peinture en fait la démonstration par son existence même,
c’est la moindre des choses qu’elle devienne un moniteur moral. Ce
seront alors les “Vanités”, natures mortes ou bouquets de fleurs qui,
dans un langage précieux parleront de la vie et de la mort, sa compagne
: « Comme une fleur l’homme naît et se fane et finit comme une ombre ». |