Jules II, un pape-soldat, homme d’état et mécène

CYCLE – « FASTES ET SPLENDEURS DE ROME SOUS LES PAPES DE LA RENAISSANCE »
Mercredi 17 janvier à 19h30
JULES II, UN PAPE-SOLDAT, HOMME D’ÉTAT ET MÉCÈNE
Une conférence présentée par Serge LEGAT


Giuliano della Rovere (1443-1513) fut élu pape en 1503 et conserva sa charge jusqu’à sa mort, le 21 février 1513, sous le nom de Jules II. L’accession de son oncle Sixte IV au pontificat en 1471 lui permit de gravir rapidement les échelons de la hiérarchie ecclésiastique.
Peu respectueux de l’obligation de continence, il engendra trois filles et contracta la syphilis. Après la mort d’Alexandre VI (le cardinal Rodrigo Borgia qui fut son ennemi intime) et le très court règne de Pie III, il fut élu au pontificat le 1er novembre 1503. Jules II voulut faire de l’État pontifical une très grande puissance et fut un véritable condottiere de l’Église, ce qui lui valut les surnoms de pape-soldat » et de « pape de fer ». À sa mort, on dira de lui « qu’il avait jeté, dans le Tibre, les clés de Saint-Pierre pour ne garder que l’épée de Saint-Paul ! ». Jules II fut, par ailleurs, un formidable mécène et un grand bâtisseur. On lui doit, entre autres, la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome. Il fit travailler, pour la gloire de la papauté, des génies comme Bramante, Raphaël et Michel-Ange et demeurera, pour la postérité, un des grands papes humanistes de la Renaissance.


photo ci-dessus : Apollon du Belvédère, IIe siècle apr. J.-C., musée du Vatican