Le programme complet des conférences d'un seul coup d'œil
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CYCLE «LA NATURE MORTE DE L’ANTIQUITE A
NOS JOURS : EVOLUTION ET SENS CACHE DE LA PEINTURE D’OBJETS »
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Mercredi
15
février
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LA NATURE MORTE FACE AU MONDE MODERNE |
par Serge Legat.
Au XVIIIe siècle, la nature morte se libère
de plus en plus du poids de la symbolique. Cette tendance ne fera que se
développer par la suite. De Chardin à Fantin-Latour et Manet, la peinture
représentant des objets gagne en potentiel de réalité : face à un monde de plus
en plus matérialiste marqué par la Révolution Industrielle, l’objet s’affirme
dans sa vérité première, libéré de tout contexte extérieur à sa matérialité.
Avec Cézanne, puis avec les peintres du Cubisme, l’objet devient recherche
expérimentale permettant de redéfinir les notions d’espace, de forme, de
couleur, de valeur : en fait, de repenser toutes les notions purement picturales
intrinsèques au tableau. Les Surréalistes, quant à eux, rechercheront un nouveau
degré de lecture du monde apparent. Ainsi René Magritte pourra retrouver dans sa
peinture les détournements visuels et sémantiques qui fascinaient déjà Giuseppe
Arcimboldo au XVIe siècle.
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CYCLE «LA NATURE MORTE DE L’ANTIQUITE A
NOS JOURS : EVOLUTION ET SENS CACHE DE LA PEINTURE D’OBJETS »
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Mercredi
22
février
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| 19h30 |
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LA NATURE MORTE : UN « OBJET » LITTERAIRE |
par Alain Guyot, maître de
conférences en langue et littérature françaises. UFR lettres et arts.
Université Stendhal – Grenoble
A en croire certains spécialistes, la «
nature morte » n’existerait pas dans le registre de la littérature… C’est bien
vite oublier le Melon et les Fromages du poète baroque Saint-Amant, les bouquets
du Lys dans la vallée de Balzac, les étalages du Ventre de Paris de Zola ou même
la casquette de Charles Bovary ! Et que dire des objets si modestes auxquels,
plus près de nous, Ponge et Guillevic accordent toute leur attention : un
cageot, une bougie, un bol, un clou… ?
Il y a là un continent à redécouvrir, de
l’Antiquité à nos jours. Les poètes s’amusent à rivaliser de virtuosité avec les
peintres ou, en se penchant sur les choses les plus quotidiennes, cherchent à
établir avec elles de nouvelles relations, pour mieux nous amener à réfléchir
sur notre condition d’homme au sein du monde qui nous entoure. Plus lents à
prendre les objets en considération, les romanciers en font pour leur part
l’enjeu d’une réflexion qui court tout au long des XIXe et XXe siècles autour de
la représentation : comment apprécier les natures mortes de Manet, de Cézanne ou
de Picasso sans tenir compte du point de vue descriptif d’un Gautier, d’un
Proust ou d’un Robbe- Grillet ?
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CYCLE « BARCELONE D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
» |
Mercredi
29
février
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| 19h30 |
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GAUDI ET LE NOUCENTISME |
par Gilles Genty
Parmi les grandes capitales européennes
Barcelone est sans doute celle qui fut la plus innovante et la plus liée aux
recherches françaises ; prenant exemple sur la France, la ville inaugure en 1888
une Exposition Universelle qui marque le renouveau de la culture catalane. De
son côté, Antoni Gaudi, précurseur de l’Art nouveau à Barcelone, fut un grand
lecteur de Viollet-le-Duc dont il ne cessa de louer le « rationalisme »
médiéval. Mais il est également l’arbre qui cache la forêt ; Domenech y Montaner
fera de son Palais de la musique catalane une création tout à la fois baroque et
Art nouveau, où les mosaïques répondent aux colonnettes de verre coloré, écrin
luxuriant dans lequel sera jouée la Tétralogie de Richard Wagner, traduite en
catalan. Le « Noucentisme» est en réalité l’expression artistique d’une
puissante aspiration à l’indépendance culturelle et une revendication
identitaire forte. Fortement ancré dans la culture locale, l’Art nouveau
barcelonais rayonnera aussi internationalement ; c’est de l’héritage de Gaudi
que se revendiquera toujours Le Corbusier.
A l’occasion de cette conférence, Jean
Serroy présentera l’exposition sur « L’écran global » dont il est le commissaire
avec Gilles Lipovetsky, et qui se tiendra au Centre de Culture Contemporaine de
Barcelone, en collaboration avec le MacBa. Cette exposition figurera au
programme du voyage à Barcelone.
par Sylvie Meyniel,
guide-conférencière des monuments historiques
La réputation de l’art roman d’Auvergne
repose en grande partie sur 7 églises majeures, toutes situées en Basse-Auvergne
dans un rayon de 35 km de Clermont- Ferrand : Notre-Dame-du-Port (Clermont),
Issoire, Saint-Nectaire, Graval, Saint- Saturnin, Mozac et Ennezat . Il s’agit
d’un groupe d’édifices d’une grande homogénéité de style, sur un modèle établi
dès la fin du Xe siècle. Ces églises, voûtées en berceau, présentent une
élévation à tribunes et sont dotées de chœur à déambulatoire (élément nouveau du
plan des églises de pèlerinage, justement apparu en Auvergne). Leur décor
sculpté regroupe un ensemble de chapiteaux à Notre- Dame- du-Port,
Saint-Nectaire, Issoire, Mozac aux spécificités iconographiques d’enseignement
et de méditation. A cet ensemble qualifié de “Sept merveilles d’Auvergne”, il
convient d’ajouter la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay dont l’originalité
repose sur un décor orientalisant.
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CYCLE « BARCELONE D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
» |
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PICASSO, MIRO, TAPIES |
par Gilles Genty
“En mêlant des sources d’influence venant
d’Espagne et de France, Picasso, Miro et Tapiès inventent un nouveau langage en
faisant de l’axe Barcelone-Paris un lieu incontournable de la modernité”.
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STENDHAL ET LES PEINTRES DE SON TEMPS |
par Gérald Rannaud, maître de
conférence honoraire de l’université Stendhal
A côté de l’Histoire de la Peinture en
Italie, Stendhal, journaliste et dilettante, nous a laissé quelques témoignages
sur le milieu de la peinture de son temps qui ne manquent pas d’intérêt. Ses
Salons et chroniques du Journal de Paris ne doivent pas nous faire oublier pour
autant tout ce qu’ici ou là, de Delacroix à Hébert et autres, l’œuvre ou la
correspondance nous apprend incidemment.
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CLAUDE MONET, LE FLUIDE ET LE FLUX |
par Christian Loubet
Vers 1872, Claude Monet définit le vrai
sujet de ses tableaux comme «ce qu’il y a entre le motif et moi». Il voudrait
saisir dans l’atmosphère la vibration sensible du rayonnement lumineux. Le ciel
nébuleux et surtout le milieu aquatique véhiculent des énergies et expriment des
formes mouvantes. Pour élucider la nature selon une démarche scientifique, il
met au point le principe de la double division. Avec les touches de couleur pure
il décline sur la «gamme chromatique» les variations mélodiques du spectre
solaire.
Cette écriture picturale analytique ne
cherche pas à produire un «sens» particulier ni un discours, mais à exprimer la
pulsation de l’univers. Les réalisations ultimes des Nymphéas, répétitives et
obstinées évoquent la poésie ou la musique des symbolistes (Mallarmé, Debussy).
Au-delà du scientisme, elles manifestent aussi une conception panthéiste du
monde à l’orientale. Le microcosme de Giverny est le lieu d’une contemplation
sans fin ou d’une plongée ultime au cœur de la nature. Pour s’y perdre ou s’y
retrouver ?
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LE PARADOXE DE L’IMPRESSIONNISME REVOLUTION OU
SPECULATION ? |
par Christian Loubet
Les « Impressionnistes », ainsi baptisés en
1874 par l’ironie d’un critique, n’ont rien inventé : ni la peinture en plein
air, ni la division de la touche, ni l’esquisse en fondu, ni les cadrages
insolites. Avant eux il y avait eu Turner, Courbet, Corot, Millet. Les plus
novateurs d’entre eux (Monet, Cézanne, Van Gogh) trahirent très vite leurs
nouveaux principes. Comme le motif dans leurs tableaux lumineux, le concept même
d’Impressionnisme se dissout à l’analyse...
On peut se demander si cette « révolution »
n’est pas le résultat de la spéculation heureuse de quelques collectionneurs et
de quelques critiques pour faire flamber le tout nouveau marché de l’art en
brisant les anciens critères ! Pourtant, désormais, les jeunes artistes oseront
exprimer une liberté sans limite (Picasso, Kandinsky, Matisse). L’essentiel
c’est peut-être justement la remise en question radicale du sujet et du regard,
de l’esthétique et de ses codes, ainsi que de la conception et de la circulation
des œuvres d’art.
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LA CHIMERE ET LE CYCLOPE (G.MOREAU – O.REDON*) |
par Christian Loubet
* exposition à Paris,
mars-juin 2011
Gustave Moreau (1826-1918) traduit ses
fantasmes dans une calligraphie en arabesque qui déploie une éblouissante
variation de couleurs. Ses tableaux fonctionnent comme les objets consacrés d’un
étrange rituel de sublimation pour exorciser ses hantises. Son cadet Odilon
Redon (1840-1916) évolue d’une introspection anxieuse à une contemplation
sereine, du cauchemar obsédant à l’extase chromatique quasi mystique.
Entre Impressionnisme et Surréalisme, les
deux peintres majeurs du Symbolisme français sont les premiers à explorer un
“troisième lieu” entre la figuration et l’abstraction, où la couleur prend forme
dans une lumière qui l’exalte. Au lieu de raconter une histoire, ils suggèrent
des figures de rêve qui stimulent l’imaginaire du spectateur.
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CYCLE : EXPRESSIONNISME ALLEMAND
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DIE BRÜCKE OU LE DOULOUREUX ENFANTEMENT DE L’ART MODERNE
EN ALLEMAGNE |
par Catherine de Buzon
« Die Brücke » (le Pont), sous ce nom,
quatre jeunes artistes (Kirchner, Bleyl, Heckel, Schmidt-Rottluff) viennent de
proclamer en 1905 la naissance de l’Expressionnisme.
Ils vont chercher une forme aussi simple et
directe que possible pour retranscrire le réel sous forme d’abréviation
picturale accompagnée de couleurs puissantes et tendues. S’installant dans un
atelier commun (à Dresde) et rejoints par d’autres plasticiens, ils s’inspirent
et s’influencent au point qu’il est parfois difficile de déterminer l’auteur de
certains tableaux.
Les sujets du « Paysage » et du « Nu »
rejoignent leur préoccupation du retour de l’homme vers un état paradisiaque en
harmonie avec la nature sauvage. En 1911, leur rencontre avec la “grande” ville,
Berlin, les conduira à d’autres types d’expressions crispées et en écho aux
effluves délétères de ces années-là. Postures esthétiques anti-bourgeoises
manifestant au fil des années un malaise majeur qui trouvera sa conclusion
tragique en 1914.
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CYCLE : EXPRESSIONNISME ALLEMAND
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DIE BRÜCKE. 1905-1914 AUX ORIGINES DE L'EXPRESSIONNISME
31 mars - 17 juin 2012 |
par Guy Tosatto, directeur du musée
de Grenoble
Grâce à un prêt exceptionnel de plus de 120
œuvres de premier plan provenant du musée Die Brücke de Berlin, le musée de
Grenoble présentera, pour la première fois en France, une exposition consacrée
exclusivement au groupe Die Brücke (Le Pont), initiateur du mouvement
expressionniste allemand.
Créé à Dresde en juin 1905 par Ernst Ludwig
Kirchner, Fritz Bleyl, Karl Schmidt- Rottluff et Erick Heckel et rejoint ensuite
par Max Pechstein, Emil Nolde, Cuno Amiet et Otto Mueller, ce groupe se définit
avant tout par son rejet de l'art académique. Influencés par les œuvres de Van
Gogh et de Munch autant que par les arts primitifs, ces artistes traduisent dans
un style aux couleurs éclatantes et au graphisme résolument outré le rythme
trépidant de la vie, celui du monde des origines en communion avec la nature
comme celui des grandes villes et de leur atmosphère enfiévrée.
Premier mouvement d'avant-garde allemand,
Die Brücke pose d'emblée les bases d'un art où l'expression directe des émotions
prime sur le métier et l'esthétique. Couleurs pures et formes tourmentées sont
au service de sensibilités exacerbées qui vont donner naissance à un style que
l'on nommera par la suite l'expressionnisme.
L'exposition rassemblera autour d'un groupe
significatif de tableaux une sélection magnifique d'œuvres sur papier ; un
support particulièrement privilégié par les artistes de Die Brücke qui notamment
excellaient dans le domaine de la gravure sur bois. Ce faisant, elle offrira une
occasion exceptionnelle pour le public français de se familiariser avec un
mouvement essentiel de l'art du XXe siècle.
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CYCLE : EXPRESSIONNISME ALLEMAND
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LES EXPRESSIONNISTES A L’EPREUVE DE LA VILLE : DIE BRÜCKE
A BERLIN |
par Daniel Soulié
En 1910, Ernst Ludwig Kirchner quitte
définitivement Dresde pour s’installer à Berlin ; celui qui est l’un des
fondateurs du mouvement expressionniste Die Brücke est bientôt rejoint par ses
camarades et, en quelques mois, le groupe est solidement implanté dans la ville,
capitale de la Prusse et de l’empire allemand. La confrontation avec la
métropole, ses bruits, ses odeurs, son atmosphère, marquent profondément
Kirchner et ses amis : Berlin sera l’apothéose de leur peinture, elle symbolise
aussi, avec les désordres de la Première guerre mondiale, leur séparation
définitive.
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Résonances/Raisonnances
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VIVA ITALIA : MUSIQUES ET PEINTURES ITALIENNES |
par Catherine de Buzon et
illustrations musicales de Daniel Jublin, pianiste et musicologue.
Dans une conversation entre Musique et
Peinture se construit une unité où chaque partition trouve un écho dans une
œuvre peinte. A chaque peinture, de chefs-d’œuvre incontournables à des œuvres
plus discrètes, répond en « résonances » un morceau musical parfois déjà connu
ou un autre moins entendu. Tableaux et partitions reçoivent chacun un
commentaire éclairant leur construction, textes mis en écho, du dialogue de la
geste picturale et de la composition musicale.
Musicologue et historienne d’art entrent en
complicité pour tisser ensemble ces émotions esthétiques et les faire goûter
autrement.
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