MARS 2008 -
Conférences
Merveilleux de la Belle Epoque
ou « Proust et l’Imaginaire »
Mercredi 5 mars
19h30
DES PARADIS D’ENFANCE (1° PARTIE)
par Michelle TOURNEUR, écrivain, docteur
ès lettres,
accompagnée par Laurence GARCIN, pianiste.
Tout est sortilège autour du très fragile enfant Marcel. Et plus tard, à
travers l’écriture, tout sortilège devient œuvre d’art. Ciels, visages de
femmes ou eaux bouillonnantes, jardins sous la neige, potiches à chimères ou
chef-d'œuvre au chocolat digne des plus étranges architectures, ce qu’il
capte est à l’image de l’art de son temps : exacerbé et sans limites.
Lundi 10 mars
14h30
CENTENAIRE DU CUBISME. ARLEQUIN ET SES DEMOISELLES
par Christian LOUBET
Durant
l’automne 1907,marqué par Cézanne, Gauguin et l’art africain, le jeune
Picasso qui cherche son style, jette sur la toile les figures hallucinées de
quelques danseuses hystériques ou masquées, inspirées par les pensionnaires
d’un bordel de Barcelone, rue d’Avignon. Il met en jeu son malaise personnel
dans une sorte d’« exorcisme ».Conscient de la rupture avec l’esthétique
traditionnelle Derain parle d’un “jeu de massacre”. La combinaison des
postures, l’exacerbation des couleurs, les modelés incongrus constituent un
“modèle”nouveau à forte charge expressive, qui inspirera les
expérimentations ultérieures du Cubisme et de l’Expressionnisme. Avec Braque
ou Juan Gris, Picasso continuera pendant quelques années à sculpter les
formes et à renouveler l’approche des figures. Mais les expressionnistes
allemands et plus tard Ernst, Matisse ou Chagall et bien d’autres jusqu’à
Otto Dix et Bacon, assumeront l’héritage des vieilles demoiselles, devenues
parangon de l’art contemporain !
Merveilleux de la Belle Epoque
ou « Proust et l’Imaginaire »
Mercredi 19 mars
19h30
LES FANTÔMES DU MONDE (2° PARTIE)
par Michelle TOURNEUR
La traversée, à l’âge adulte, d’une époque aussi brillante
que frivole ne fait qu’accroître l’ampleur de sa perception. Mais ces
fugitives élégantes habillées par Fortuny, ces œuvres de Vermeer ou de
Botticelli, ces sonates enchantées, existent-elles vraiment ou est-ce le
filtre de l’imaginaire qui nous les rend à ce point réelles et tangibles ?
Mercredi 26 mars
19h30
DÉCOUVERTE DES COLLECTIONS AFRICAINES DU MUSÉE DU
QUAI BRANLY
par Hélène JOUBERT, conservateur du
patrimoine
La conférence proposera un panorama historique des
collections aujourd’hui rassemblées au musée du quai Branly à travers
l’histoire des collectes, celle de l’évolution du goût pour les objets
exotiques, et celle des institutions parisiennes entre 1878 et 2006 qui ont
eu pour mission de conserver et mettre en valeur ces témoignages de notre
longue relation au continent africain. Des cabinets de curiosité jusqu’à la
naissance du musée du quai Branly, une série emblématique d’objets issus de
ses collections permettra aussi d’évoquer leurs contextes de production et
d’usage et d’appréhender le domaine social et religieux des cultures
africaines.
Lundi 31 mars
19h30
LA NOUVELLE SENSIBILITÉ HONGROISE (1978-1990)
par Rhôna KOPECZKY, conservatrice au Musée
Ludwig – Musée d’Art Contemporain de Budapest
Durant
la décennie menant à la chute du communisme en Hongrie, la Nouvelle
Sensibilité hongroise (1978-1990) constitue la transition entre modernisme
et postmodernisme, entre avant garde et nouvelle picturalité. Si ce contexte
de création artistique se présente également comme un constat rétrospectif
et rejoint les manifestations identiques d’Europe occidentale par un retour
prononcé vers la peinture, envisagée alors comme le médium d’expression le
plus sensuel qui soit, elle ne rompt pas complètement avec la tradition
avant-gardiste hongroise, au contraire. Elle est le résultat d’une
condensation des motifs les plus importants de l’art hongrois du XXe siècle,
des formes universelles de l’histoire de l’art et d’un rapport à la
technique et à lamasse picturale beaucoup plus personnel, intime et sensuel.
Elle naît surtout d’une contrainte à retrouver, redécouvrir un médium
artistique – la peinture – et développer un art en apparence apolitique
contre lequel le régime communiste hongrois ne pouvait rien trouver à
redire.
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