Les Amis du Musée
de Grenoble

 


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Collection d'art africain.
Un patrimoine dévoilé
8 mars – 31 août

 

MARS 2008 - Conférences

Merveilleux de la Belle Epoque ou « Proust et l’Imaginaire »
Mercredi 5 mars 19h30
DES PARADIS D’ENFANCE (1° PARTIE)
par Michelle TOURNEUR, écrivain, docteur ès lettres,
accompagnée par Laurence GARCIN, pianiste.

Tout est sortilège autour du très fragile enfant Marcel. Et plus tard, à travers l’écriture, tout sortilège devient œuvre d’art. Ciels, visages de femmes ou eaux bouillonnantes, jardins sous la neige, potiches à chimères ou chef-d'œuvre au chocolat digne des plus étranges architectures, ce qu’il capte est à l’image de l’art de son temps : exacerbé et sans limites.

Lundi 10 mars 14h30
CENTENAIRE DU CUBISME. ARLEQUIN ET SES DEMOISELLES
par Christian LOUBET
Durant l’automne 1907,marqué par Cézanne, Gauguin et l’art africain, le jeune Picasso qui cherche son style, jette sur la toile les figures hallucinées de quelques danseuses hystériques ou masquées, inspirées par les pensionnaires d’un bordel de Barcelone, rue d’Avignon. Il met en jeu son malaise personnel dans une sorte d’« exorcisme ».Conscient de la rupture avec l’esthétique traditionnelle Derain parle d’un “jeu de massacre”. La combinaison des postures, l’exacerbation des couleurs, les modelés incongrus constituent un “modèle”nouveau à forte charge expressive, qui inspirera les expérimentations ultérieures du Cubisme et de l’Expressionnisme. Avec Braque ou Juan Gris, Picasso continuera pendant quelques années à sculpter les formes et à renouveler l’approche des figures. Mais les expressionnistes allemands et plus tard Ernst, Matisse ou Chagall et bien d’autres jusqu’à Otto Dix et Bacon, assumeront l’héritage des vieilles demoiselles, devenues parangon de l’art contemporain !

Merveilleux de la Belle Epoque ou « Proust et l’Imaginaire »
Mercredi 19 mars 19h30
LES FANTÔMES DU MONDE (2° PARTIE)
par Michelle TOURNEUR
La traversée, à l’âge adulte, d’une époque aussi brillante que frivole ne fait qu’accroître l’ampleur de sa perception. Mais ces fugitives élégantes habillées par Fortuny, ces œuvres de Vermeer ou de Botticelli, ces sonates enchantées, existent-elles vraiment ou est-ce le filtre de l’imaginaire qui nous les rend à ce point réelles et tangibles ?

Mercredi 26 mars 19h30
DÉCOUVERTE DES COLLECTIONS AFRICAINES DU MUSÉE DU QUAI BRANLY
par Hélène JOUBERT, conservateur du patrimoine
La conférence proposera un panorama historique des collections aujourd’hui rassemblées au musée du quai Branly à travers l’histoire des collectes, celle de l’évolution du goût pour les objets exotiques, et celle des institutions parisiennes entre 1878 et 2006 qui ont eu pour mission de conserver et mettre en valeur ces témoignages de notre longue relation au continent africain. Des cabinets de curiosité jusqu’à la naissance du musée du quai Branly, une série emblématique d’objets issus de ses collections permettra aussi d’évoquer leurs contextes de production et d’usage et d’appréhender le domaine social et religieux des cultures africaines.

Lundi 31 mars 19h30
LA NOUVELLE SENSIBILITÉ HONGROISE (1978-1990)
par Rhôna KOPECZKY, conservatrice au Musée Ludwig – Musée d’Art Contemporain de Budapest
Durant la décennie menant à la chute du communisme en Hongrie, la Nouvelle Sensibilité hongroise (1978-1990) constitue la transition entre modernisme et postmodernisme, entre avant garde et nouvelle picturalité. Si ce contexte de création artistique se présente également comme un constat rétrospectif et rejoint les manifestations identiques d’Europe occidentale par un retour prononcé vers la peinture, envisagée alors comme le médium d’expression le plus sensuel qui soit, elle ne rompt pas complètement avec la tradition avant-gardiste hongroise, au contraire. Elle est le résultat d’une condensation des motifs les plus importants de l’art hongrois du XXe siècle, des formes universelles de l’histoire de l’art et d’un rapport à la technique et à lamasse picturale beaucoup plus personnel, intime et sensuel. Elle naît surtout d’une contrainte à retrouver, redécouvrir un médium artistique – la peinture – et développer un art en apparence apolitique contre lequel le régime communiste hongrois ne pouvait rien trouver à redire.


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