Les Amis du Musée
de Grenoble

 


Accueil
Retour


Pour adhérer



Collection d'art africain.
Un patrimoine dévoilé
8 mars – 31 août

 

NOVEMBRE 2007 - Conférences

Cycle : Peinture, littérature, musique, dialogues croisés (1780-1900)
par Gilles GENTY, historien d’art, professeur à l’Ecole du Louvre.
Lorsque Baudelaire et Rimbaud appellent à la fusion des arts et des sens, ils se situent en réalité dans l’héritage d’une révolution esthétique commencée à la fin du XVIIIe siècle. Du Baroque au Symbolisme, l’on passe d’une relation illustrative entre peinture et littérature à un dialogue des arts entre eux, lequel ambitionne une progressive fusion des sens du spectateur. Cette évolution aura plusieurs facettes. Par delà les occurrences littéraires et les traductions picturales ou musicales de tel ou tel texte, les rapports entre les arts sont de nature dynamique. Les Impressionnistes engagent, pour traduire le nouvel espace urbain, une fusion entre peinture, photographie et cinéma naissant :dialogue d’autant plus original que chaque art nourrit l’autre, de son imaginaire ou de ses inventions techniques. Au terme de ce parcours chronologique, nous verrons les arts se répondre les uns aux autres, à l’exemple de ce que nous ressentons en lisant le “Sonnet des voyelles” de Rimbaud

Lundi 12 novembre 14h30
PEINTURE ET LITTÉRATURE DU NÉOCLASSICISME À LA RÉVOLUTION
par Gilles GENTY
Si le passage de l’esthétique rococo de la fin du XVIIIe siècle s’effectue par un retour aux modèles formels issus de l’Antiquité, il s’opère aussi par la valorisation des grands exemples de la vertu (exemplum virtutis) dont les artistes vont trouver les occurrences chez Plutarque, Suétone ou Homère. La simplification du langage formel est alors le moyen d’atteindre à plus d’efficacité dans la narration et de symbolisme dans l’iconographie. Voltaire écrit un Brutus, Marmontel un Bélisaire que peindra David, inventeur du Néoclassicisme. La Révolution, grâce aux pinceaux de ce dernier, va trouver dans cette nouvelle esthétique un langage parfaitement approprié à sa volonté de prosélytisme politique. Des liens passionnants entre littérature et politique vont ainsi nous apparaître sous un jour nouveau.

Lundi 19 novembre 14h30
BAROQUE SAXON
par Daniel SOULIE
L’art baroque est généralement associé aux mondes italiens et bavarois. C’est oublier que l’ancien duché électoral de Saxe fut l’une des terres d’épanouissement de la création artistique au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles : architecture, peinture, sculpture et musique connurent alors un développement sans pareil sur les rives de l’Elbe et dans les ruelles des cités marchandes de l’intérieur du pays. La Saxe de l’âge d’or donna naissance à Permoser, Pöpelmann, Louis de Sylvestre, Haendel et Bach…

Lundi 19 novembre 19h30
LES IMPRESSIONNISTES AMÉRICAINS
par Gilbert CROUE, historien d’art.
Pour nous Français, “l’Impressionnisme”est une histoire française qui commence vers 1863 avec Manet et qui se termine avec la mort de Monet en 1926. C’est oublier que ce courant de modernité dans la technique picturale a touché de nombreux artistes en Europe et aux Etats- Unis. On peut observer une véritable vogue des techniques impressionnistes auprès des peintres américains entre 1870 et 1930.Après s’être formés dans les ateliers américains de la côte est, les jeunes peintres font le voyage de Paris pour fréquenter la célèbre Ecole des Beaux Arts, la tradition académique et les ateliers des grands maîtres. Mais leur jeune curiosité les conduit très souvent vers les cercles modernes où ils découvrent les nouvelles tendances dans les arts. Les recherches impressionnistes séduisent nombre d’entre eux qui se rapprochent de Monet et de Giverny, passent leur été en Bretagne et épousent la touche impressionniste avant de former leur propre style. Mary Cassatt est la plus connue de ces peintres, mais il faut s’intéresser à William Merrit Chase, Théodore Robinson, Robert Vonnoh, Willard Metcalf, et Hassam, Breck, Curran, Tarbell, Rose ou Bunker parmi une bonne centaine de peintres de qualité. On réalise alors l’intérêt de ces peintures que le vieux continent a trop délaissées.
Et que dire de la brillante peinture de John Singer Sargent ? Il est au niveau des meilleurs Européens de son temps pour le brio de l’exécution, la sensibilité picturale et la maîtrise des lumières. Il fait figure, à juste titre de chef de file des “impressionnistes américains”. Pour nous, qui avons tendance à regarder l’histoire de l’art d’un point de vue trop franco français, la découverte de ces artistes est une véritable ouverture et souvent une révélation.

Mercredi 21 novembre 19h30
GÉNIE, FOLIE, MÉLANCOLIE (DE DÜRER À PICASSO)
par Christian LOUBET, professeur en histoire moderne des Mentalités des Arts (Institut européen d’Art, Nice)
Le thème de la Mélancolie imprègne la mentalité occidentale. Sous diverses formes il concerne les psychologues, les médecins, les philosophes. Cause de souffrance, de dépression et de folie, le tempérament “mélancolique”est exprimé par des personnalités exceptionnelles, “génies” littéraires ou artistiques. Son iconographie, sur quatre siècles est d’une richesse et d’une variété surprenantes. Depuis Dürer jusqu’à de Chirico, Picasso, ou Bacon en passant par La Tour, Goya ou Van Gogh, on trouvera dans ces images troublantes le reflet de notre angoisse existentielle, qui prit les formes du mysticisme et du romantisme, de l’hystérie et de la psychose

Cycle : Peinture, littérature, musique, dialogues croisés (1780-1900)
Lundi 26 novembre 14h30
PEINTURE ET LITTÉRATURE ROMANTIQUES (DELACROIX, GIRODET, ETC…)
par Gilles GENTY
Fruit d’une sensibilité et d’un imaginaire croissants, le Romantisme est presque par nature le produit des liens entre peinture, littérature et musique. Dès les années 1790-1795, en plein néoclassicisme triomphant, Girodet traduit la mythologie dans le Sommeil d’Endymion, puis la littérature avec l’Enéide, avec une sensualité qui préfigure l’affect romantique. Bientôt, Delacroix sera le lecteur assidu, voire fiévreux de Chateaubriand, de Byron mais aussi de Shakespeare, qu’il transcrira en des images fougueuses, à la dynamique continue. Son Journal atteste, par ailleurs, de sa fréquentation assidue de l’opéra et des salles de concert. Le mouvement est également européen ;de Scheffer à Blake, en passant par Füssli, nombre de peintres se mettent à l’heure de Walter Scott, de Goethe ou encore de Dante. Goethe dira lui-même que les images de Delacroix pour son Faust rendent le texte presque inutile…

Mercredi 28 novembre 19h30
MINIMAL /MAXIMAL
Conférence organisée dans le cadre du 4e mois américain de Grenoble en collaboration avec LIA (Lieu d’Images et d’Art).
(entrée libre)


www.amismuseegrenoble.org - L'actualité des amis du Musée de Grenoble
Pour nous contacter :
contact@amismuseegrenoble.org
  - 04 76 63 44 29